Emplois : ces grands gagnants de l’intelligence artificielle

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Si cette révolution technologique bouleverse des cœurs de métiers, certains peuvent s’en réjouir, voyant leur domaine d’expertise plus que jamais recherché. Tour d’horizon de quelques professions désormais décrites comme stars de l’IA.

Alors que le débat fait rage quant à l’impact de l’intelligence artificielle sur le monde de l’édition, avec notamment l’affaire Thélyson Orélien, de nouvelles professions se révèlent presque incontournables même dans cette ère du « tout automatisation », où l’humain semble chaque jour un peu plus relégué au second plan.

Le patron de xAI, Elon Musk, n’a-t-il pas déclaré récemment que « d’ici cinq ans, l’intelligence artificielle surpassera l’intelligence de toute l’humanité » ? Cette perspective à relativiser malgré la légitimité de son auteur – l’homme est aussi coutumier de déclarations tonitruantes sans lendemain – a de quoi faire frémir le marché de l’emploi.

Mais elle s’annonce également de bon augure pour nombre de professions corrélées à l’IA et donc désormais très en vogue sur le marché. Parmi celles-ci figurent tous les métiers connexes aux data centers.

Ces gigantesques infrastructures de stockage des données sont si incontournables qu’elles devraient mobiliser, selon l’étude Global Data Center Outlook 2026-2050 de PwC, 31 600 milliards de dollars d’investissement d’ici 2050, avec des dépenses annuelles passant de 800 milliards de dollars en 2026 à 1 800 milliards à cette échéance.

Maçons, soudeurs et plombiers sur le pont

D’où le rôle accru des maçons, soudeurs et autres plombiers sur les chantiers de construction. D’autant que la machine est encore loin de pouvoir rivaliser avec le savoir-faire humain dans ces domaines.

Le rapport « Scenarios for our Economic Future », publié le 9 septembre dernier par Anthropic Institute, la nouvelle branche de recherche économique de la startup à l’origine du modèle d’IA Claude, évoque ainsi un scénario – sur trois possibles – extrême où ces métiers dits manuels gagneraient fortement en importance.

Ce basculement illustrerait un monde où l’intelligence artificielle ne se contenterait pas seulement d’assister les travailleurs, ceux-ci seraient tout bonnement remplacés, et d’ailleurs avec bien plus d’efficacité.

Près d’un travailleur cognitif sur cinq – soit 17,9% – se retrouverait sans emploi aux États-Unis, d’après Anthropic Institute. Quant au taux de chômage, il passerait de 3,8% actuellement à 11,9%.

Les Forward Deployed Engineers très courtisés

En dehors de ces travailleurs manuels, une autre profession est très prisée en ce moment dans la Silicon Valley, en l’occurrence le Forward Deployed Engineer (FDE), ou « ingénieur déployé sur le terrain ».

Il s’agit d’un ingénieur logiciel en contact direct avec les clients, chargé de développer et de déployer, par exemple, des logiciels au sein d’une entreprise cliente, souvent aux côtés de ses employés, pendant une période définie.

S’il n’est pas réservé à l’intelligence artificielle, ce métier, dont certains font remonter la naissance à 2011, est devenu très courant dans les entreprises d’IA, en particulier celles qui cherchent à faire adopter leurs solutions par d’autres entreprises.

Au point de valoir une fourchette de rémunérations située entre 170 000 et 340 000 dollars par an, selon Anthony Morel, journaliste tech à BFMTV.


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