Covid : Omicron déferle sur les États-Unis

Santé Une

La dernière souche du virus est désormais responsable de près de trois quarts des nouvelles infections outre-Atlantique. De quoi sonner la remobilisation contre cette pandémie qui aura épuisé bien des ressources depuis son apparition, dans de nombreux États.

C’est d’une viralité express. De moins de 1% des nouveaux cas au début du mois, Omicron est désormais présent dans près de trois quarts des infections enregistrées aux États-Unis, selon les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) lundi 20 décembre. La structure de santé évoque précisément le chiffre de 73% selon les données compilées à la date du 18 décembre.

Soit la partie visible de l’iceberg, puisque la barre des 90% a déjà été franchie dans nombre d’États du pays, à l’instar de l’Oregon, de Washington, de l’Idaho et de la Floride notamment, toujours selon les CDC. C’est dire que le variant Omicron devrait inévitablement remplacer le précédent, Delta, aux États-Unis. D’autant avec la saison hivernale en approche.

Branle-bas

D’où les mesures annoncées tous azimuts pour tenter de freiner la propagation. Le maire de Washington où trois fois plus de cas positifs qu’au début de décembre sont désormais identifiés quotidiennement, a ainsi rétabli lundi, l’obligation du port de masque à l’intérieur. À Boston également en proie à la multiplication des contaminations, l’entrée dans certains lieux comme les gymnases et les restaurants, est désormais soumise par l’autorité locale à une preuve de vaccination.

De façon générale, les autorités font, pour l’instant, tout pour éviter un nouveau confinement ou la réintroduction de nouvelles mesures drastiques. Tous préfèrent miser sur l’élargissement de l’accès aux tests et l’accélération de la campagne de vaccination à laquelle beaucoup rechignent encore à adhérer pour diverses raisons dans ce pays où le Covid a déjà fait plus de 800 000 morts. Un record dans le monde.

Espoir

C’est sur ce dernier point que le président Joe Biden devrait également insister dans son allocution télévisée prévue ce mardi.

Car s’il ne subsiste à présent plus aucun doute à propos de l’extrême contagiosité d’Omicron désormais présent dans plus de 89 pays à travers le monde après son apparition en novembre, l’incertitude place toujours sa dangerosité. Les premières constatations provenant des recherches sud-africaines où le variant a été découvert font état de symptômes légers. Salim Abdool Karim, épidémiologiste clinique des maladies infectieuses en Afrique du Sud, indiquent à cet effet selon le Wall Street Journal que les taux d’hospitalisation de la présente vague dans le pays sont beaucoup plus faibles que les précédentes.

Mais tout cela reste bien évidemment à corroborer par des études scientifiques.


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