Les déodorants antitranspirants pourraient être dangereux

Santé Une

Une nouvelle étude, la troisième du genre, indique que les déodorants contre la transpiration à base de sel d’aluminium notamment, contribuent au cancer du sein. Hélas, cela reste à prouver à l’échelle humaine.

S’appliquer du déodorant antitranspirant dans les aisselles est très gratifiant, surtout en période de température caniculaire. Mais le prix à payer à long terme pour ce geste assez simple pourrait bien être trop lourd. Il semble même en fin de compte que ce produit cosmétique ne vaille pas la peine. Puisqu’il jouerait un rôle prépondérant dans la survenance du cancer du sein, un des cancers les plus meurtriers qui soient pour la femme notamment, en France.

C’est la conclusion à laquelle est parvenu un groupe de chercheurs suisses à travers une nouvelle étude destinée à déterminer les effets du sel d’aluminium, principal composant des déodorants antitranspirants, sur l’organisme. Les travaux consignés en septembre dans la revue International Journal of Molecular Sciences, indiquent que ces sels, une fois en contact avec la peau, sont susceptibles d’y causer des dommages comparables à ceux observés dans le cadre du cancer du sein.

Étude à confirmer

Les chercheurs, pour aboutir à une telle conclusion, ont mis en relation les sels d’aluminium et des cellules du hamster. Le résultat est sans ambages, selon la restitution des travaux. Il témoigne des mêmes dégâts que ceux fréquemment notés chez les patient(e)s du cancer du sein, à en croire les scientifiques. Ces derniers sont plus que jamais convaincus de la dangerosité desdits sels pour le corps. D’autant que ce n’est pas la première fois qu’ils aboutissent à de telles conclusions. Les mêmes chercheurs en étaient arrivés au même résultat en 2012 puis en 2016 après des études menées cette fois, sur l’homme et la souris.

Reste que toutes ces études doivent encore être corroborées par une autre plus approfondie, mettant en exergue un large éventail d’utilisateurs de déodorant en question, avant d’acquérir une valeur scientifique irréfutable, de l’avis même des auteurs.

Contestation

En attendant ce processus à la fois fastidieux et onéreux, l’industrie cosmétique continue de nier les effets cancérigènes attribués aux déodorants antitranspirants. Elle est à cet effet confortée par un document du comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC) de l’Union européenne paru en l’an dernier, indiquant que les déodorants étaient sans risque pour peu que leur teneur en sel d’aluminium soit minorée. Des produits sans aluminium sont également promus en guise d’alternative. Avec en revanche une propriété antitranspirante sujette à questions.


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