Ouvrant le bal des fameuses récompenses, le Prix Nobel de médecine a été attribué ce lundi, conjointement, au Britannique Michael Houghton et aux Américains Harvey Alter et Charles Rice pour leur « contribution décisive » à la lutte contre l’hépatite C.

Prix Nobel de médecine : un trio récompensé pour ses travaux sur le virus de l’hépatite C

Santé Une

 

Ouvrant le bal des fameuses récompenses, le Prix Nobel de médecine a été attribué ce lundi, conjointement, au Britannique Michael Houghton et aux Américains Harvey Alter et Charles Rice pour leur « contribution décisive » à la lutte contre l’hépatite C.

Une découverte qui a « sauvé des millions de vies »

Initialement prévue le 10 décembre, mais décalée en raison de la pandémie du coronavirus, la nouvelle saison du Prix Nobel a débuté ce lundi 5 octobre à Stockholm (Suède) par la médecine. La récompense dans ce domaine revient à un trio : le Britannique Michael Houghton et les Américains Harvey Alter et Charles Rice pour leur découverte et les travaux sur l’hépatite C. Ils « ont apporté une contribution décisive à la lutte contre l’hépatite à diffusion hématogène, un problème de santé mondial majeur qui cause la cirrhose et le cancer du foie chez les personnes du monde entier », a indiqué le jury Nobel lors de l’annonce.

« Harvey J. Alter, Michael Houghton et Charles M. Rice ont fait des découvertes majeures qui ont conduit à l’identification d’un nouveau virus, le virus de l’hépatite C. Avant leurs travaux, la découverte des virus de l’hépatite A et B avait été un pas en avant décisif, mais la majorité des cas d’hépatite à diffusion hématogène restaient inexpliqués. La découverte du virus de l’hépatite C a révélé la cause des autres cas d’hépatite chronique et a rendu possible des analyses de sang et de nouveaux médicaments qui ont sauvé des millions de vies », explique-t-il.

L’hépatite C est associée à une morbidité et une mortalité importantes et cause plus d’un million de décès par an dans le monde, ce qui en fait un problème de santé mondial à une échelle comparable à l’infection à VIH et à la tuberculose. Cette forme d’hépatite peut évoluer vers une cirrhose et un carcinome hépatocellulaire.

Le deuxième Nobel sur l’hépatite

Après la découverte du premier type (hépatite A) dans les années 1940, Baruch Blumberg a déterminé dans les années 1960 qu’une forme d’hépatite transmissible par le sang était causée par un virus connu sous le nom de virus de l’hépatite B. Cette découverte a conduit au développement de tests diagnostiques et d’un vaccin efficace. Blumberg a reçu le prix Nobel de physiologie ou de médecine en 1976 pour cette avancée médicale.

À cette époque, Harvey J. Alter des National Institutes of Health des États-Unis étudiait la survenue de l’hépatite chez des patients ayant reçu des transfusions sanguines. Ses collègues et lui ont découvert qu’un grand nombre de cas n’étaient ni le fait de l’hépatite A ni celui de l’hépatite B. Ils ont alors démontré qu’un virus inconnu causait cette forme d’hépatite chronique. Michael Houghton a utilisé une stratégie non testée pour isoler le génome du nouveau virus nommé virus de l’hépatite C.

Charles M. Rice a fourni les preuves finales montrant que le virus de l’hépatite C seul pouvait causer une hépatite. Les trois chercheurs ont ensuite mené des travaux pour savoir si le virus cloné pouvait se répliquer et provoquer une maladie. Par la suite, des essais effectués sur le foie des chimpanzés ont prouvé que le virus de l’hépatite C pouvait à lui seul causer les cas inexpliqués d’hépatite transfusionnelle.

A noter, l’attribution des Prix Nobel se poursuit demain avec la physique, puis mercredi avec la chimie. Jeudi ce sera au tour de la littérature et vendredi, le plus prestigieux, celui de la paix. Enfin, le lundi 12 octobre, interviendra la remise du Prix Nobel d’économie.


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