Un tas de bouteilles plastiques usées.

Loi économie circulaire : les industriels de l’environnement font part de leurs préoccupations

Ecologie Une

 

Les industriels de l’environnement ont exprimé mardi leur intention de veiller de près aux modalités d’application de la loi économie circulaire. Celle-ci vise à accélérer le changement des modèles de production et de consommation afin de réduire les déchets et préserver les ressources naturelles, la biodiversité et le climat.

Les industriels de l’environnement ont exprimé mardi leur intention de veiller de près aux modalités d’application de la loi économie circulaire, promulguée mi-février. Fabrice Rossignol, président de la Fédération des activités de la dépollution et de l’environnement (FNADE), a en effet salué « l’implication » de la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Brune Poirson, qui aurait fait « un travail assez remarquable ». « Mais ce travail n’est pas terminé et on sera très attentif aux détails », a-t-il précisé. Avant de relever attendre « pas moins de 80 décrets d’application » dans les mois à venir.

« Les ménages produisent aussi des plastiques plus compliqués »

Fabrice Rossignol suggère qu’on entende par ailleurs « la voix des industriels, qui vont investir » pour la réussite du processus. Ces industriels de l’environnement pourront notamment s’exprimer sur l’incorporation de matières recyclées dans des produits neufs. « Il est urgent de résoudre la situation critique de matières issues du recyclage qui aujourd’hui ne trouvent pas de débouchés », souligne la FNADE.

La loi aborde aussi le cas des bouteilles en PET (polytéréphtalate d’éthylène), parmi les déchets plastiques les mieux valorisés. « C’est pas mal, mais ce n’est pas suffisant », estime M. Rossignol. « Les ménages produisent aussi par exemple des plastiques plus compliqués, et il faut que les entreprises aient envie, ou soient contraintes, d’incorporer plus de matières », a-t-il souhaité.

Il faut passer de 14 à 21 filières « REP »

La France produit 3,5 millions de tonnes de déchets plastiques par an, or aujourd’hui seules 300 000 à 400 000 tonnes sont réincorporées, d’après la FNADE. La déléguée générale de la FNADE, Muriel Olivier, qui entrevoit au mieux 1 million de tonnes en 2025 (loin des 100 % de recyclage visés), est convaincue qu’« On peut toujours mettre des objectifs de recyclage, il faut aussi mettre derrière des possibilités de réincorporation ».

Le passage de 14 à 21 filières « REP » (Responsabilité élargie du producteur) constitue un autre enjeu. En particulier la création de filières pour les déchets du bâtiment et emballages des entreprises, deux domaines « déjà performants ».


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