Le café caféiné protègerait le cerveau de la démence

Santé Une

Une vaste recherche menée sur plus de quatre décennies suggère qu’une consommation modérée de café ou de thé caféiné pourrait réduire significativement les risques de déclin cognitif.

Pour des milliards d’individus à travers la planète, le rituel du matin reste inchangé : une tasse de café brûlante ou un thé apaisant pour bien commencer la journée. Ce geste routinier, devenu presque instinctif, pourrait pourtant receler des bienfaits méconnus, bien au-delà du simple regain d’énergie.

D’après une nouvelle publication du prestigieux Journal of the American Medical Association (JAMA), la consommation quotidienne de deux à trois tasses de café contenant de la caféine, ou d’une à deux tasses de thé caféiné, serait associée à une diminution notable du risque de démence.

Pour parvenir à ce constat, les auteurs ont étudié les données médicales de 131 821 personnes suivies pendant 43 ans. Les résultats indiquent que celles qui boivent régulièrement du café ou du thé présentent un risque nettement moindre de développer des troubles cognitifs.

Plus précisément, une consommation modérée de café réduirait ce risque d’environ 20%, contre près de 15% pour le thé, comparativement à ceux qui en consomment rarement ou pas du tout.

La caféine, une alliée du cerveau

La dose idéale semble se situer entre deux et trois tasses par jour, niveau auquel l’effet protecteur est le plus prononcé. Au-delà, les bénéfices ne s’accroissent pas forcément, et les spécialistes mettent même en garde contre les effets négatifs possibles d’un excès.

L’élément central ? La caféine elle-même. Les chercheurs ont en effet constaté que les boissons décaféinées ne procurent pas les mêmes avantages, soulignant ainsi le rôle spécifique de cette molécule stimulante dans la préservation des fonctions cérébrales.

Connue pour améliorer la concentration et la vigilance à court terme, la caféine interagit aussi avec certains récepteurs du cerveau d’une façon qui pourrait offrir une protection durable contre le déclin cognitif.

Les antioxydants, présents en abondance dans ces breuvages, combattent l’inflammation chronique, un facteur connu pour accélérer le vieillissement cérébral.

Une synergie de composants protecteurs

Quant aux polyphénols, ces molécules végétales protègent les cellules neuronales des dommages oxydatifs et pourraient même favoriser la plasticité cérébrale.

En combinant leurs effets, ces substances participent à la préservation des circuits neuronaux impliqués dans la mémoire, l’apprentissage et l’attention. Elles agiraient comme un mécanisme silencieux d’entretien du cerveau, soutenant jour après jour ses capacités.

Les auteurs rappellent cependant que ces observations ne signifient pas que le thé ou le café puissent remplacer un suivi médical ou servir de traitement contre la démence. Ils doivent être envisagés dans le cadre d’une approche globale de la santé cognitive, où l’hygiène de vie occupe une place essentielle.

La démence résulte en effet d’une combinaison complexe de facteurs : prédispositions génétiques, activité physique, alimentation, niveau d’éducation, qualité du sommeil et vie sociale.


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