France : de l’espoir pour les malades du cancer du sein

Santé Une

Les patients en proie à la forme de cancer du sein la plus sévère pourront très prochainement bénéficier du Trodelvy, nouveau traitement par immunothérapie que les autorités sanitaires françaises disent prometteur.

Dans la lutte acharnée contre les maladies, même la plus petite avancée médicamenteuse est la bienvenue. Tant certaines pathologies se révèlent être particulièrement difficiles à combattre. C’est le cas du cancer de sein dit triple négatif en raison de sa tumeur insensible à la progestérone, aux œstrogènes et à la protéine HER2. Cette caractéristique exclut de fait tout traitement ciblant ces différents marqueurs dans le cas de ce cancer.

Heureusement, les patients français pourront compter dès le mois prochain, sur les effets thérapeutiques d’un nouveau traitement autorisé par la Haute autorité de la Santé (HAS) depuis le 6 septembre, avant même sa mise sur le marché par l’agence du médicament. Appelé Trodelvy (sacituzumab govitecan), le médicament du laboratoire pharmaceutique américain Gilead Sciences, a été approuvé outre-Atlantique par la Food and Drug Administration (FDA) plus tôt cette année après un an d’approbation accélérée aux résultats encourageants.

Traitement prometteur

Le Trodelvy qui fonctionne par immunothérapie en stimulant la réponse immunitaire du malade s’est notamment révélé, une fois associé à la chimiothérapie, très prometteur. Le site internet de la FDA fait ainsi état d’une survie sans progression (SSP) chez les malades souffrant d’un cancer de sein triple négatif au stade avancé, de 4,8 mois contre 1,7 mois pour les patients soumis uniquement à la chimiothérapie. Ces chiffres à première vue modestes représentent beaucoup pour des malades dont plus du tiers se retrouvent très vite à l’article de la mort.

Car même étant un des types de cancer de sein les moins répandus – seulement 15% des femmes en souffrent dans l’Hexagone –, le cancer de sein triple négatif n’en reste pas moins extrêmement virulent. Il expose notamment la patiente à un risque de récidive de 40% à 5 ans, selon des données citées par BFMTV.

Bientôt sur le marché

C’est ce qui explique l’enthousiasme du ministre de la Santé, Olivier Véran, à l’annonce de l’arrivée du Trodelvy, le mardi 5 octobre à l’Assemblée nationale dans le cadre du déroulement des activités d’octobre rose, mois consacré à la sensibilisation contre le cancer de sein. Parallèlement à sa mise à disposition en accès précoce pour les cas graves à compter du 1er novembre, le nouveau médicament fait l’objet d’une évaluation accélérée de l’agence du médicament en vue de sa mise prochaine sous le marché.


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