Vaccination anti-Covid : les secrets du succès espagnol

Santé Une

Le pays révèle avoir atteint le seuil symbolique d’au moins 70% de vaccinés. Un cas contrastant avec la situation vaccinale de bien de ces voisins européens, dont la France. Comment en est-on arrivé à une telle performance ?

L’union Europe avait fixé l’objectif du nombre de vaccinés à 70% de sa population au lancement de la campagne sanitaire en début d’année. L’Espagne vient de répondre positivement à ce défi. Le pays a, par l’entremise de son ministre de la Santé, annoncé le 1er septembre avoir officiellement inoculé le précieux sérum à 70,3% de ses 47 millions de citoyens conformément à la promesse des autorités il y a quelques mois.

Ramené à la taille de sa population, ce nombre de vaccinés est une véritable prouesse en Europe. Cela le place notamment parmi le trio de tête en compagnie du Portugal avec 10 millions d’habitants, et du Danemark abritant 6 millions d’âmes.

Une discipline contrainte ?

Pour comprendre les ressorts de ce succès espagnol susceptible de faire pâlir d’envie bien des pays européens, il faut remonter au début de l’épidémie en mars 2020. La première vague du Covid avait en effet durement éprouvé le système sanitaire du pays qui compte selon les derniers chiffres publiés, 4,8 millions de cas et 84 472 décès. À en croire les observateurs, le fait pour la population d’avoir été de près confrontée à cet épisode ravageur a constitué un déclic pour beaucoup. La nécessité de se faire immuniser contre le virus s’est de fait, imposée d’elle-même au grand bonheur des pouvoirs publics pressés toutefois de faire parvenir aux différentes couches de la population un nombre de vaccins suffisant.

Les jeunes désignés comme cible non-prioritaire ont également œuvré durant tout le processus à protéger les personnes âgées ou à risque. À tel point qu’une solidarité entre générations s’est développée au sein de nombreuses familles. Par ailleurs, l’Espagne peut se targuer d’avoir très vite vaincu le scepticisme anti-vaccination en cours dans les nations voisines dont la France. D’une défiance estimée à 32% il y a un an, le pays de la péninsule ibérique en est aujourd’hui à 3% d’opposition à peine aujourd’hui. De bon augure pour le nouvel objectif de 80% de vaccinés fixé par Bruxelles à cause de la forte contagiosité du variant Delta ? Les professionnels de santé qui voient les jeunes affluer vers la vaccination en perspective de l’ouverture des classes ont de quoi espérer.


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