La France revoit son protocole vaccinal avec AstraZeneca

Santé Une

AstraZeneca n’est plus administré en France aux moins de 55 ans depuis le 19 mars dernier. À la grande inquiétude des milliers de personnes ayant déjà reçu une première dose de ce vaccin.

AstraZeneca, encore lui ! La firme anglo-suédoise dont la réputation n’en finit plus d’être entachée provoque un autre chamboulement dans un des pays utilisateurs de ses doses. Cette fois-ci, il s’agit de la France où la Haute autorité de santé par un avis du 19 mars dernier recommande de réserver l’inoculation du vaccin seulement aux personnes âgées de plus de 55 ans. Cela fait suite aux soupçons de thromboses entourant AstraZeneca et qui a été à la base de sa suspension dans de nombreux pays à travers le monde. Une vague suivie par la France après moult hésitations, avant son retour à l’utilisation de ce vaccin quelques jours plus tard, sur recommandation de l’Agence européenne du médicament (AEM).

Des milliers de personnes dans l’angoisse

L’avis de l’autorité sanitaire française n’est pas sans conséquence. Puisque plus de 500 000 personnes, majoritairement des agents de santé, avaient déjà été vaccinées avec AstraZeneca. Elles étaient donc en attente de leur seconde dose qui doit en principe intervenir 12 semaines après la première vaccination. De fait, ces gens sont dans l’angoisse, ne sachant plus à quel vaccin se fier. Des patients vont jusqu’à décréter un boycott du vaccin AstraZeneca ainsi que l’ont pu témoigner plusieurs professionnels de santé à Calais et Boulogne, entre autres. Sur la toile, des astuces ont commencé par fleurir depuis quelques jours pour indiquer comment contourner le vaccin anglo-suédois.

D’autres vaccins pour les primo-vaccinés avec AstraZeneca

Parallèlement, les autorités multiplient les actions tendant à rassurer les populations. Celles en attente d’une seconde dose après l’inoculation d’AstraZeneca sont ainsi priées toujours par la Haute autorité de santé de recourir à un autre vaccin. Les vaccins de type ARN messager tels que Pfizer ou Moderna sont indiqués. La même option a été retenue en Allemagne où AstraZeneca avait été là aussi suspendu. À quels risques ? Nul ne le sait à l’heure actuelle. Même si certaines voix indiquent qu’un tel mélange de vaccins est à priori sans danger pour l’organisme, aucune étude scientifique infirmant ou corroborant cela n’est disponible actuellement.

Pressées par le calendrier et la multiplication des variants, les autorités se voient donc contraintes de naviguer à vue d’une certaine. Jusqu’à la prochaine polémique impliquant AstraZeneca ?


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