Visuel de la pétition "Plus jamais ça, signons pour le jour d’après".

Coronavirus : plusieurs associations et syndicats lancent une pétition pour un « jour d’après » écologique, féministe et social

Ecologie Une

 

À la suite de la tribune « Plus jamais ça, préparons le jour d’après », quinze associations et syndicats lancent une pétition nationale pour un « jour d’après » écologique, féministe et social. Ces organisations proposent sept mesures au gouvernement, dont quatre immédiatement et trois à long terme.

Marquer « une rupture avec les politiques menées jusque-là »

« Plus jamais ça ! Préparons le jour d’après » du coronavirus. C’est l’appel lancé par quinze associations et syndicats, ce mardi 7 avril, via une pétition nationale pour un « Jour d’après écologique, féministe et social ! ». Ce sont : Action non-violente COP 21, Alternatiba, les Amis de la Terre France, Attac France, CCFD Terre solidaire, Confédération paysanne, CGT, Convergence nationale des services publics, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Copernic, Greenpeace France, Oxfam France, Reclaim Finance, Union syndicale Solidaires, 350.org.

Pour ces organisations, cette pétition vise à peser sur les « actions urgentes » et les « décisions structurantes » face à la crise sanitaire, pour ne pas « reproduire les erreurs du passé ». Elles appellent ainsi les citoyens à se mobiliser pour « une rupture avec les politiques menées jusque-là » et le gouvernement à prendre des mesures de rupture.

À court terme, elles préconisent :

– L’arrêt immédiat des activités non indispensables pour faire face à l’épidémie ;

– Les réquisitions des établissements médicaux privés et des entreprises afin de produire dans l’urgence masques, respirateurs et tout le matériel nécessaire pour sauver des vies ;

– La suspension immédiate du versement par les entreprises de dividendes, rachats d’actions et bonus aux PDG ;

– La décision de ne pas utiliser les 750 milliards d’euros de la BCE pour alimenter les marchés financiers mais uniquement pour financer les besoins sociaux et écologiques des populations.

A long terme, le gouvernement doit adopter :   

– Un plan de développement de tous les services publics

– Une fiscalité bien plus juste et redistributive, un impôt sur les grandes fortunes, une taxe sur les transactions financières et une véritable lutte contre l’évasion fiscale ;

– Un plan de réorientation et de relocalisation solidaire de l’agriculture, de l’industrie et des services, pour les rendre plus justes socialement, en mesure de satisfaire les besoins essentiels des populations, de répondre à la crise écologique.


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