Sept jours pour nettoyer son organisme du plastique

Santé Une

Une étude publiée dans Nature Medicine démontre qu’il est possible de diminuer significativement les niveaux de substances toxiques dans l’organisme en une semaine seulement. Trois changements alimentaires font toute la différence.

Les microplastiques sont devenus l’un des enjeux sanitaires majeurs de notre époque. Ces particules, invisibles à l’œil nu, se retrouvent désormais partout : dans l’eau que nous buvons, les aliments que nous consommons et même l’air que nous respirons.

Le Dr Sanjay Rajagopalan, chef du service de médecine cardiovasculaire au Harrington Heart & Vascular Institute, estime sur Fox News qu’il existe « plus de 13 000 substances chimiques associées aux plastiques présentant des risques potentiels pour la santé ».

Avec, à la clé, des pathologies sérieuses, telles que le syndrome métabolique, les maladies cardiovasculaires ou encore des perturbations hormonales. Heureusement, cette omniprésence des plastiques dans notre quotidien n’est plus une fatalité.

Selon une étude récente publiée dans la revue Nature Medicine, des ajustements ciblés de nos habitudes alimentaires permettraient de réduire de 60% la concentration de composés liés aux plastiques dans l’organisme en l’espace de sept jours.

Des mesures prioritaires à adopter

De quoi marquer un tournant dans la compréhension de notre capacité d’action individuelle. La première recommandation est de limiter la consommation de produits alimentaires vendus en boîtes métalliques, car ces contenants sont souvent tapissés d’un revêtement contenant du BPA (bisphénol A) qui peut migrer dans les aliments.

Cette contamination concerne aussi bien les légumes, les soupes que les plats préparés. Les boissons en canette, de plus en plus répandues, présentent un risque similaire et devraient également être consommées avec modération. L’étude indique d’ailleurs que chaque portion quotidienne de produit en conserve est associée à une hausse de 14,3% du BPA dans les urines.

La deuxième mesure vise les aliments ultra-transformés. Les céréales du petit-déjeuner, les snacks comme les chips de maïs, ainsi que l’ensemble des produits industriels fortement transformés constituent des sources importantes d’exposition. Leur fabrication implique de nombreux contacts avec des équipements et des emballages plastiques, augmentant les risques de transfert de substances.

Une étude qui change la donne

Enfin, la troisième stratégie recommande d’éviter les emballages plastiques, y compris pour les produits frais. Les fruits et légumes sous film plastique, les viandes emballées ou les fromages sous vide exposent les consommateurs à des transferts de substances chimiques, même lorsque les aliments eux-mêmes sont de qualité.

« Cela peut sembler très accablant d’être exposé à autant de substances chimiques, mais ce type de résultat montre que les individus peuvent être en mesure d’apporter des changements de mode de vie qui peuvent faire la différence, à condition de s’y tenir », souligne Andrea Gore, professeure de pharmacologie et de toxicologie à l’Université du Texas à Austin, cité par le Washington Post.

Les auteurs reconnaissent toutefois la nécessité de transformations systémiques – réglementation industrielle, innovation dans les matériaux d’emballage, politiques publiques – pour compléter ces efforts personnels et protéger l’ensemble de la population.


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